Hydrospeed : questions & réponses

Hydrospeed en groupe

En quoi consiste l’hydrospeed ?

L’hydrospeed est une activité de loisirs qui consiste à descendre les rivières en utilisant un flotteur comme seul véhicule. Ce sport outdoor est apparenté à la nage en eaux vives dont il est issu, et au surf.

Il se pratique avec un flotteur en mousse de forme arrondie à l’avant et droit à l’arrière. Le flotteur comporte un espace évidé pour les bras qui obtiennent ainsi une protection. Pour protéger le reste du corps, les pratiquants utilisent un casque semblable à celui utilisé pour le canyoning, une combinaison et des bottillons en néoprène et un gilet à haute flottabilité. Il est courant que les combinaisons soient renforcées au niveau des jambes pour éviter les blessures. Pour compléter la panoplie de l’hydrospeedeur, il faut ajouter les palmes, qui permettent de se propulser.

Voici une petite vidéo de démonstration :

Qui peut faire de l’hydrospeed ?

L’hydrospeed est une activité accessible à tous dès lors qu’on peut nager sur une longueur d’une vingtaine de mètres. La plupart des sociétés organisant des sorties en hydrospeed acceptent les enfants à partir de 10 – 12 ans. Il n’y a pas d’âge maximum limite, mais il faut être en bonne condition physique. Evidemment, certains parcours sont plus adaptés que d’autres pour accueillir les débutants. Pour profiter pleinement de l’activité, il est également conseillé de savoir utiliser les palmes.

Historique

A la fin des années 50, au Canada, Louis Lormais descend le fleuve Saint-Laurent et le fleuve Fraser avec une combinaison de plongée, des palmes, et un masque équipé de tuba. C’est la naissance de la nage en eaux vives. D’autres Français le suivent dans les années 60 dans leur pays natal cette fois. En 1967, la pratique est popularisée grâce à un reportage de l’émission télévisée « Les Coulisses de l’Exploit » qui retransmet la descente du Tarn par des nageurs équipés de sacs de bivouac étanches servant de flotteur et de protection dans les rapides.

En 1978, alors que la pratique reste peu élevée, Claude Puch met au point l’hydrospeed qui va donner son nom à ce sport de plein air. Il s’agit d’un flotteur avec une coque rigide et une partie pneumatique dotée de poignées. Dans les années 80, la pratique s’étend aux autres pays du monde de diverses manières. L’hydrospeed originel est sans cesse amélioré ainsi que les protections diverses dont s’équipent les nageurs.

Le début de l’hydrospeed en tant que loisir proposé par des sociétés organisatrices date des années 90. L’hydrospeed est alors régulé parla FFCK (Fédération Française de Canoë Kayak puis par la FFESM (Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins). En 2013, l’Indonésie organise la première compétition internationale.

Comment se déroule une session d’hydrospeed ?

Une sortie en hydrospeed se déroule à la manière d’une sortie en rafting par exemple. En général, la société organisatrice emmène par une navette les participants sur le lieu de départ. Là, ils assistent à un petit briefing de la part du moniteur. Ils revêtent ensuite leur combinaison, leur casque, chaussent les palmes et prennent possession de leurs flotteurs. Le moniteur les invite à tester le flotteur sur une partie calme de la rivière en leur donnant quelques consignes.

Après cet entraînement, la descente de la rivière commence. Il s’agit de rester le plus stable possible en manoeuvrant le flotteur. Le fait de rester au plus proche de la rivière permet de se faire des sensations qu’on ne retrouve pas en rafting ou en kayak par exemple. Le moniteur aide son groupe à franchir les obstacles en faisant des signes qu’il leur a expliqués auparavant.

Bref, l’hydrospeed, c’est finalement comme une grande descente sur un toboggan naturel. Cela permet de découvrir des sites naturels magnifiques tout en faisant du sport et en s’amusant !

Quand faire de l’hydrospeed ?

L’hydrospeed, comme tous les sports en eaux vives, doit tenir compte des contraintes saisonnières. Ainsi, il se pratique sur une période qui va d’avril à octobre. Au printemps et en automne, les fleuves et rivières ont un débit plus fort, que ce soit grâce à la fonte des glaces ou aux pluies abondantes. Cela rend les cours d’eau moins techniques, les obstacles naturels étant souvent recouverts par l’eau. En revanche, un débit trop fort peut également empêcher la pratique. L’été reste donc la période la plus intéressante pour faire de l’hydrospeed.

Où faire de l’hydrospeed ?

Toutes les rivières utilisées pour le rafting ou le kayak sont valides pour la pratique de l’hydrospeed. En France, les plus intéressantes sont l’Ardèche, le Verdon, l’Isère, ou encore les rivières des Pyrénées. Dans tous les cas, il convient d’être accompagné par un professionnel lorsqu’on veut tester cette discipline pour la première fois.

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