Kayak en eau vive

Kayak en eaux vives

Le kayak est un sport qui peut se pratique dans différents milieux, tant qu’il y a de l’eau : mer, lac, étang, fleuve… Mais son terrain de prédilection, celui qui a fait la renommée de cette discipline, est de loin l’eau vive.

Le kayak : une extension du corps humain dans l’eau vive

Le kayak s’est rapidement imposé comme l’une des embarcations les plus adaptées pour la navigation en eaux vives. En cause, la hauteur qu’elle offre, permettant une bonne lecture des courants et une bonne puissance dans les gestes.

Mais surtout, le kayakiste est particulièrement bien calé dans son bateau. Ce dernier réagit très bien aux différents coups de pagaie grâce aux nombreux points de contact entre l’homme et le kayak au niveau des fessiers, des genoux et des pieds. Résultat, il est très réactif dans les courants et permet, à qui sait le maîtriser, de se déplacer avec précision dans les veines d’eau.

Les caractéristiques du kayak de rivière

A l’exception du kayak de descente, le kayak de rivière est généralement assez court pour assurer une bonne manœuvrabilité.

Il est composé de plastique pour les bateaux typés loisirs et de carbone pour ceux dessinés pour la performance et la compétition.

Au niveau de l’équipement individuel, la jupe est indispensable pour les bateaux pontés. On utilisera une pagaie kayak courte qui permet de faciliter les appuis et d’accrocher les veines d’eau. En compétition, on privilégiera une pale cuillère. En freestyle on choisira une pale plus large pour plus de puissance.

Différentes disciplines du kayak en eau vive

Avec le temps, différentes pratiques de kayak en eau vive ont émergé.

Le slalom

La plus connue d’entre-elle est sans hésiter le slalom. C’est la plus médiatisée et surement celle à laquelle on pense lorsqu’on évoque le kayak de rivière. Praticable en kayak 1 place ou 2 places, cette discipline olympique consiste à descendre une rivière en suivant un parcours matérialisé par des portes. Ces dernières sont constituées de deux poteaux positionnés au milieu de la rivière grâce à des câbles. Il y a en a des rouges et des vertes. Les premières doivent être prises en remontant la rivière et les secondes dans le sens du courant.

Le principe est de réaliser ce parcours le plus rapidement possible en enchaînant les bacs, reprises de courant, et stops derrières les obstacles. Après avoir réalisé la descente, le chronomètre au passage de la ligne d’arrivée donne le classement. Il faut cependant éviter de toucher les portes avec le corps ou la pagaie. Chaque contact donne quelques secondes de pénalité.

Les kayaks de slalom sont caractérisés par des extrémités très plates et pointues ce qui permet de trouver un équilibre entre une bonne vitesse pure et une capacité à accrocher la pointe dans l’eau pour effectuer des virages serrés.

Le slalom se pratique aussi en canoë. La France domine d’ailleurs souvent les podiums mondiaux, notamment grâce au Palmarès d’un certain Tony Estanguet.

La descente

En compétition, l’autre grande discipline est le kayak descente. Il s’agit là encore d’une course mais cette fois, l’objectif est de descendre la rivière le plus rapidement possible. Il n’y a pas de question de passage de porte.

Par conséquent, les embarcations sont beaucoup plus effilées qu’en slalom car entièrement taillées pour la vitesse.

Le freestyle

Appelé également rodéo, le kayak de freestyle est à la descente ce que le skatepark est au longboard. Le principe est donc de réaliser des figures et des tricks en kayak. S’il existe des compétitions, le gros de l’activité est libre et consiste à progresser et à faire passer les meilleurs mouvements.

Les kayaks de freestyle sont particulièrement courts. Les pieds atteignent presque la pointe avant du bateau. L’arrière a encore moins de volume. Le principe est justement de pouvoir facilement enfoncer la pointe du bateau dans l’eau pour lancer des figures.

Les principaux tricks sont :

Les chandelles avant et arrière. Il s’agit de placer le bateau vertical dans l’eau en enfonçant la pointe avant ou arrière. Le plus simple pour cela est de rentrer rapidement dans une veine de courant et de se pencher vers l’amont. C’est le point de départ de plusieurs autres figures.

Le cartwheel : une fois monté en chandelle, on va basculer sur l’autre pointe un peu comme lorsqu’on fait la roue.

Le loop : il s’agit d’enfoncer nettement la pointe du bateau en chandelle puis de profiter de la pression et effectuer une sorte de saut périlleux dans le bateau jusqu’à enfoncer l’autre pointe.

Le double pump : sur de l’eau calme, à l’aide d’un mouvement va et vient de pagaie, on va chercher à placer le kayak sur une pointe en chandelle. Cela permet également de lancer des cartwheels sur le plat.

Le kayakiste de freestyle sera toujours à la recherche du spot parfait. Ces bateaux doivent disposer de veines d’eau puissantes pour s’exprimer et sont également très à l’aise dans les vagues.

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